Contrapunto & Milagro (y II)

Segunda entrega de la colaboración de Arrabal & Puente en el último número de The Children’s Book of American Birds.

Gajes del oficio y del tiempo, por Fernando Arrabal (Heliodoxa imperatrix)
Esperando milagro, por Javier Puente Torices (Saltator nigriceps)

Esperando milagro 2 web.jpg
GAJES DEL OFICIO Y DEL TIEMPO

(Esta broma que sigue en dos episodios consta de dos francos poemas intraducibles. Mi amigo Bernard Henri Lévy me pidió un texto para el n° 30 de su excelente revista «La règle du jeu» (París, enero 2006) sobre el psicoanálisis. Muy atareado por la salida de su «Tocqueville» en América, BHL confió el final de la publicación de su revista a un empleado. El cual, al establecer mi nota biográfica, me dio por muerto.)

Mon psychanalyste (moi) et moi

Quand il me faut parler de moi
Je me sens soudain en émoi
Car on ne peut de soi médire
Et de ses qualités, que dire?

Je suis né d’un père centaure
Qui un jour séduisit l’aurore
Et suis frère d’une sirène.
Que les nymphes proclamaient reine.

Du père j’héritai l’ardeur
En moi pas la moindre lourdeur
Mais hélas! je pris à ma mère
Son engouement pour la chimère.

En grandissant j’ai tout appris
Et j’en reconnais tout le prix
Non point du centaure Chiron
Ni de Vulcain, dieu forgeron

Mais de Pan qui me faisait rire
Grâce à lui j’en vins à écrire
Alors que j’étais un enfant
Les mémoires d’un éléphant.

J’aimais en lui ses pieds de chèvre
Ses cornes, sa barbe et la fièvre
Qui le poussait à se conduire
Comme un homme aimant à séduire.

Il osait taquiner la treille
Caresser la dive bouteille
Tout autant effrayer, surprendre
Et l’on dit de lui pis que pendre.

Mais la confusion je le sais
Et déjà je le saisissais
N’est que le reflet de la vie…
Mais je crois bien que je dévie…

Un jour vint la Pataphysique
Pour m’enchanter de sa musique
Entre elle et moi ce fut l’idylle
Et j’embrassai le crocodile.

J’ai bien en moi un peu de lion
Mais ne suis pas caméléon.
Un tel me dit insaisissable
Comme entre les doigts fuit le sable.

Tel autre vante mon humour
On attend la rime en amour
Et c’est bien pourquoi je m’en garde
Même si Vénus me regarde.

Car tout poète est un amant
Car tout poète est un aimant
Voilà ce que je voudrais être
Ou bien à tout le moins… paraître.

T.S. Fernando Arrabal, 24.XI.05 (vulg.)
22 As 133, E ‘P = Saint Lautréamont

(Por lo que tuve que hacer esta aclaración el día 9 de febrero en el semanario l’Express de París, de 32 versos como la mitad de escaques del tablero de ajedrez y el año de mi nacimiento.)

Je ne suis pas mat… c’est la vie!

«Si le grand Pan est mort
Suis-je encore vivant?
Plaignez mon triste sort…
J’ai besoin du divan.
Je me suis bien tâté
Je sens battre mon cœur
Il n’a pas de raté
Pas non plus de rancœur.
Tout comme le poète
Qui franchit l’Achéron
Ai-je perdu la tête?
Plus rien ne tourne rond.
Car dans certaines pages
On m’a fait disparaître
Sans un tueur à gages
(Etre ou bien ne pas être?)
Cette répétition
Est avertissement
Mais non récréation
Ni divertissement.

Quand le vide vous happe
On se sent tout tremblant
De passer à la trappe:
Le pire châtiment.
Pas de souper funèbre
Avec une statue
Entourée de ténèbres
Et qui d’un doigt vous tue.
Voilà je ressuscite
Rassure mes amis…
Bien que je me suscite
Encor plus d’ennemis.»

T.S. Fernando Arrabal, 2.II.06 (vulg.)
8 Gueules , E ‘P = Fête de la Chandelle Verte

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